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samedi 20 juin 2020

Les dix commandements rejoignent la logique systémique.



Le 20 JUIN 2020
      

-   1/ Dans la partie yin de tout système (esprit non manifesté), les actions concrètes et dynamiques interactionnelles yang (matière polarisée) pourraient être déduites, anticiper dans une synthèse pleine et unifiée de cœur et de raison. Il n’y aurait donc pas possibilité de vision extrasensorielle pertinente dans le futur car celle-ci serait obligatoirement déformée par les codes unifiés employés pour y accéder. Dans la Bible, l’apocalypse serait ainsi une déduction symbolique, logique et pure de l’esprit divin empruntant le canal de Jean de Patmos pour s’exprimer. L’esprit angélique comme divin serait ainsi « Yang incarné » car cet esprit, même si éthéré, percevrait, réfléchirait et il superviserait les mondes polarisés avec une vision à minima polarisée. En effet, en amont, le grand yin créateur serait une énergie d’amour et de paix figé ne revêtant aucune forme, aucun mouvement, aucune implication de temps. L’esprit divin ne serait donc pas, dans son essence, un esprit yin mais une énergie d’amour yin s’auto-engendrant et créant son corps et sa réflexion yang dans la matière.  Donc l’esprit divin (par nature à minima yang) pourrait apporter aux hommes son aide polarisée et sa puissance énergétique mais son action serait logiquement yang dans une incarnation de plus en plus élevée. Il respecterait donc, dans son esprit à minima yang, les codes de temps et d’espace de ce monde pour conduire l’humanité à son point d’équilibrage.

-    2/ En haute conscientisation, les hommes d’affirmation juste doivent être dans une pleine maîtrise émotionnelle "aime ton prochain comme toi-même 50/50". En haut magnétisme, le moindre débordement de colère et de peur face aux systèmes égotiques auraient un impact plus signifiant, amplifié. Plus vous êtes conscient, moins vous avez le droit à l’erreur. Pour éviter toute irrégularité de fonctionnement, l’homme juste devrait donc être vigilant chaque jour à ne pas trop lâcher-prise sur son travail d’exposition à ses peurs relationnelles. Bien sûr, quelques pauses « illusoires »  ( mais bien rythmés et non excessives) seraient nécessaires car la nature humaine n’obéit pas à des algorithmes froids et ennuyeux. L’homme est soumis à des mouvements imparfaits et non prévisibles à la hauteur de sa nature tant vivante et attachante ! Depuis la création de ce monde, les résistances au changement  des enfants du divin se seraient manifestées par la tendance à se laisser séduire par les codes unifiés « soufflés » en pensées par les énergies négatives. Explorer et grandir dans une matière inconnue, des trous noirs jusqu’à la genèse, demandait du courage signifiant à la force divine. Ainsi, les forces répulsives auraient toujours œuvré à convaincre, depuis la nuit des temps, le divin à lâcher-prise, à revenir dans une vacance paisible et faussement pleine. Comme Robinson face à la désinvolture de Vendredi, le Divin et ses cœurs angéliques auraient du déployer du courage pour ne pas se laisser tenter par les codes facilitants unifiés et ponctuellement apaisants. Cette ténacité à libérer le monde de ses codes déséquilibrés était, en effet, fondamental pour atteindre un paradis terrestre avec les hommes les plus justes.

-     3/ Les hommes polarisés vivraient les traumatismes à l’endroit d’une blessure de partage. Les hommes unifiés vivraient le traumatisme à l’endroit d’une blessure narcissique. Ainsi, plus l’humanité se libèrerait des traumatismes collectifs, plus les hommes justes/polarisés sortiraient du déni de la nature profondément dysfonctionnelle et rigide de certains hommes, plus les hommes égocentrés/unifiés s’enfonceraient dans le déni du mouvement d’affirmation et de rejet des hommes équilibrés. L’homme juste discernerait de mieux en mieux le bien du mal et il se protégerait mieux en aimant son prochain comme lui-même. L’homme déséquilibré s’endormirait davantage dans un délire de réussite narcissique. Il réaliserait de moins en moins qu’il fonctionne de plus en plus en miroir inversé par rapport au logique d’équilibre et d’avancement.

-    4/ En haut magnétisme, tout débordement émotionnel dans l’affirmation de l’homme vis-à-vis des systèmes déséquilibrés engendrerait également  par effet boomerang et d’après coup, des débordements injustifiés (sur les mêmes thématiques) du même homme avec des systèmes équilibrés. Dans tout système (système psychique comme relationnel), la charge émotionnelle débordante, adressée à l’endroit des systèmes insécurisants, ferait retour sur des bases plus sécurisantes. Cette logique systémique et magnétique expliquerait les longs temps de silence et de retenue de l’homme s’affirmant justement. L’homme craint ses possessions égotiques, non contrôlables auprès des hommes justes, dans l’après coup d’une rébellion légitime auprès des systèmes toxiques. Le haut magnétisme d’un homme en avancement lui demanderait les habiletés de cœur et de raison les plus fines pour gérer avec la plus grande pertinence sa relation aux systèmes dysfonctionnels.


-    5/ Dans une logique systémique, l’esprit yin du divin pourrait faire des allers-retours entre son monde « réflexif » et son monde des « rêves » partagé avec ses créations de matière. Ainsi, plus le monde serait épuré de son matériel traumatique, plus l’esprit divin aurait conscience qu’il se meut dans son rêve de matière.  Dans un monde densifié, l’esprit angélique s’incarnerait prudemment et se remémorait progressivement son essence. Le rythme régulé de sa venue permettrait d’éviter au maximum toute catastrophe d’incarnation. Sa forte énergie de cœur/raison l’aurait, dans un premier temps, conduit à mentaliser et à faire synthèse d’une réalité concrète et observée. Ensuite, l’intuition (interface entre le yin et le yang secondaire dans le yin unifié du divin) aurait été plus prégnante dans les temps d’avancement, avec moins de refoulé émotionnel jusqu’à l’accès final à des perceptions et des capacités extrasensorielles de cœur dans un monde totalement épuré. Si le Divin n’avait pas maîtrisé pas son incarnation progressive en haut magnétisme, ce monde de matière ne pourrait survivre. Certes, l’esprit Divin pourrait s’extraire du chaos engendré. Toutefois, il serait amputé d’une partie de lui ayant perdu les êtres les plus chers à son cœur. Suite à ce traumatisme, il se souviendrait du fondamental nécessaire à sa survie et à la création d’un nouveau monde plus équilibré. L’attachement à de nouvelles créations permettrait alors de restaurer suffisamment son narcissisme afin que le Divin se remémore la disparition de son premier monde. Il s’engagerait alors dans un deuil douloureux. Dans un monde abouti, la perfection de l’amour engagerait à avoir vécu le pire comme le meilleur avec les êtres aimés. Il est donc, nul doute, que l’esprit Divin disposerait dans son haut magnétisme, de toutes les protections défensives et émotionnelles, à l’heure actuelle, afin de prendre le moindre risque pour réguler le matériel traumatique de ce monde jusqu’à son épuration.

Dans la logique systémique, Marie Madeleine/Jésus seraient le plus haut système polarisé de conscientisation. Ils seraient le corps "premier" d'expression du Divin dans la matière. Dans la Jérusalem symbolique, le trône du Divin se retrouverait près du trône de "l’agneau" (corps divin (Hommes- coeurs angéliques polarisés) épuré par le feu) des possessions égotiques). Le corps de Jésus et des coeurs angéliques seraient autant canal de l'esprit archangélique que de l'esprit satanique lors du mouvement apocalyptique (de transformation) d'affirmation juste. Lors de la première venue, Jésus était plus au-devant de la scène car il assurait le port du matériel traumatique collectif avant sa saturation bruyante. Dans sa polarité masculine, son endurance physique était sollicitée prioritairement au travers du langage inconscient du corps. Lors de la deuxième venue, Marie de Terre MM + les hommes justes devait permettre secondairement l’élaboration du matériel traumatique collectif à redistribuer de manière équilibrée et juste dans le système de l’humanité. Les apôtres et autres figures de l’époque l’encourageaient à pratiquer l’amour inconditionnel face aux systèmes égotiques. Jésus guérissait alors, de leurs symptômes, les hommes non affirmés qui de nouveau été opérationnels pour aller servir les êtres plus égocentrés. La saturation de leur posture sacrificielle (nécessaire dans un premier temps) permettrait au fil du temps le rééquilibrage du système de l'humanité (deuxième venue de Jésus). Lors de sa crucifixion, il se retrouverait, par logique magnétique, les plus proches et plus loyaux cœurs de Jésus près de la croix. Lors de sa deuxième venue, l’épuration plus conséquente du matériel traumatique collectif induirait que les plus proches de Jésus se rapprocheraient dans la concrétisation de la matière. Il y aurait moins d’éléments répulsifs pour les séparer. Par loi d’attraction et logique magnétique, les âmes angéliques des plus proches et des plus purs de l'énergie christique/Jésus convergeraient. 

-    6/ Dans la logique d’équilibrage, il serait important de ne pas intervenir à l’endroit des responsabilités d’autrui et d’assumer pleinement toutes ses responsabilités. En miroir complémentaire, la non intervention dans les rêves des cœurs angéliques auprès des hommes justes accompagnerait la non intervention des hommes yang et du divin incarné, dans la matière, auprès des hommes égotiques s’enkystant dans leurs problématiques. La bête à 7 têtes n’aurait même pas conscience d’être le corps inconscient de satan. Dans leur posture narcissique, il se penserait la « bonne pensée » et rendrait forclos tous les actes abominables de leur existence.

Chacun devrait élaborer ses propres responsabilités. L’aide s’apporterait dans le 50% de transmission des informations et dans la non intervention dans l’action. Le 50% d’intégration et d’expérimentation ne pourrait se faire que par les personnes concernées. A force d’élaborations et de batailles magnétiques dans l’espace de l’esprit yin, l’intégration se ferait graduellement dans la matière yang pour s’ancrer définitivement. Bien sûr, il faudrait un certain temps dans l’invisible de l’espace psychologique et magnétique pour neutraliser les actions déséquilibrés des hommes aux codes unifiés (opposés aux codes partagés 50/50 "aime ton prochain comme toi-même").

-    7/ Les systèmes à plus haut réservoir énergétique porteraient les responsabilités non suffisamment assumées, en amont par les systèmes à moins haut réservoir énergétique. Ainsi, le cœur angélique porterait la surcharge non assumé de matériel traumatique de l’homme terrestre et le divin incarné (Jésus) porterait, au sommet de la montagne, ce que les hommes à endurance de coeur élevé n’auraient pas pu contenir en amont. Toutefois, en fin d’équilibrage, la saturation des systèmes les plus affirmés obligerait les hommes terrestres à accélérer le pas dans ce qu’ils ont retardé à élaborer et à dénouer de leurs problématiques. C’est pourquoi, les cauchemars seraient plus présents afin de forcer les expositions à haut magnétisme et afin de libérer les peurs en période d’apocalypse (bible). Cette logique systémique et magnétique induirait que le Divin incarné ( hommes de coeur ) + (hommes de savoir)) aurait moins le droit à l’erreur que les autres. Personne ne pourrait porter, à sa place et après lui, ce qu’il gérerait difficilement du matériel traumatique collectif. Ses erreurs auraient le plus de conséquences à haut réservoir énergétique. Le trop tôt ou trop tard de ses décisions et de ses actions pourraient engager des dommages signifiants et irrattrapables. La régulation fine du tempo serait donc fondamentale dans les possibilités de réussite d’un créateur et de ses créations. Lorsque le créateur formulerait des critiques à l’égard de ses créations les plus justes, il serait face au miroir amplifié de ses erreurs dans les dysfonctionnements de ceux-ci. Les enfants du Divin devraient être ainsi humbles et acceptaient de se pardonner la moindre de ses failles et de leurs mauvais jugements pour les enrayer le plus rapidement. Il ne servirait à rien de se flageller car chaque vécu de culpabilité donnerait de la force au mal pour davantage paralyser les hommes s’affirmant. L’homme solide devrait savoir se pardonner rapidement pour se réveiller et protéger au mieux les êtres les plus justes.



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   8/ Dans un monde totalement équilibré, le système du mal serait l’arroseur arrosé. En effet, le système du bien habiterait au fil de l’avancement, de manière forcée, les hommes dysfonctionnels. Autrefois, les hommes s’affirmant vivaient la dure épreuve des possessions égotiques durant le long chemin d’exposition graduelle à leurs peurs. La vapeur s’inverserait. Désormais, les égos ne sépareraient plus les âmes les plus justes réactivées ponctuellement dans leur souffrance. Ce serait maintenant l’énergie divine et angélique qui neutraliserait les cœurs unifiés et les obligerait à faire face au vrai auquel il résisterait encore. Si le corps égotique serait désormais habité à 90 %  par l’énergie de vérité, les 10% de faux maintenu dans l’âme consciente de l’homme zombifié rejoindrait bien vite son âme  entière et déséquilibré  des mondes densifiés. A 100% d’occupation par le bien, le corps aveugle s’effacerait et s’éteindrait dans une logique enflammée. Dans cette mise en lumière assez accélérée, l’âme égotique ne réaliserait pas sa triste descente. En miroir inversée, l’âme aveugle se penserait du bon côté de la barrière. La Jérusalem symbolique ne serait pas enlevée dans les cieux. Elle resterait bien sur Terre mais la majorité de l’humanité, à faible conscientisation, poursuivrait son déni unifié et irraisonné dans des mondes polarisés à moins haut magnétisme. Face à une haute lumière, il y aurait une résistance première et défensive à chaque vérité révélée. Face à l’angoisse perdurante de l’homme de peu de mérite, il y aurait ré-endormissement secondaire sur un mode autistique et démentiel voire hallucinatoire (illusionné). Progressivement, le reste d’âme consciente égotique basculerait dans un univers inconscient tentant d’échapper à l’insupportable tragédie de son devenir. N’étant plus nourris par l’énergie libidinale des hommes justes, les hommes égotiques s’entredéchireraient entre eux sur les derniers pans de leur raisonnement déséquilibré. Contrôlés par les énergies du bien, celles-ci se chargeraient de les exposer à leurs peurs les plus intimes comme autrefois les énergies du mal, dans leur demande d’exclusivité, s’acharnait à séparer, cliver les âmes les plus saines et généreuses. En utilisant les codes de partage de ce monde polarisé, les hommes justes ne pouvaient qu’avancer dans leur travail méritant d’affirmation. Les hommes égocentrés ou trop sacrificiels, par contre, ne pouvaient que fusionner à l’esprit égotique en s’entêtant à utiliser les codes unifiés dans ce monde polarisé.

-    9/ En haut magnétisme, il est intéressant de relever que le système du mal utiliserait davantage le canal des cœurs angéliques que celui des cœurs sataniques pour se faire entendre. Logique systémique, l’esprit du mal ne pourrait désormais plus suffisamment puiser d’énergies libidinales dans les corps les plus dysfonctionnels et non plus nourris par les hommes justes en avancement. Ainsi, en fin d’équilibrage, l’esprit du mal trouverait davantage de force d’expression dans un homme juste à haut réservoir énergétique en difficultés ponctuelles d’affirmation. Les hommes affirmés devraient donc, en fin parcours, être davantage vigilants aux relations qu’ils entretiennent entre eux car l’esprit égotique tenterait de les parasiter au travers de leurs problématiques partagées rentrant en résonance. La bête à 7 têtes incarnée (corps égotique) passerait donc plus par le canal des cœurs angéliques possédés pour tenter de déstabiliser les hommes justes. 

-    10/ L’expression de symptômes chroniques (sans travail d’élaboration) serait le moyen inconscient des hommes égocentrés de récupérer de l’énergie d’attention et d’amour quand ils seraient en manque d’énergie. Ainsi, les méthodes de guérison artificielle, sans implication et mérite, ne feraient que déplacer et aggraver la problématique somatique et relationnelle déniée en amont. Dans un monde d’équilibre, les symptômes et les hôpitaux n’auraient plus de raison d’être. Les pôles extrêmes dans leur fonctionnement ne pourraient plus opérer. L’homme d’amour inconditionnel et d’amour égocentré, l’assisté riche et l’assisté pauvre, l’homme permissive et l’homme rigide, l’homme égotique et l’homme trop sacrificiel, l’homme dépressif et l’homme maniaque n’auraient pas leur place au paradis terrestre. Seul l’homme affirmé au cœur pur, dans le parfait 50/50, permettrait le maintien d’équilibre dans un monde de partage où le Divin et la Genèse seraient parfaitement connus et reconnus !

samedi 28 juillet 2018

Le non hasard rationnel et relationnel



Capsule vidéo youtube du 28 Juillet 2018

Dans le processus âme jumelle (deux moitiés du système d'âme), le fonctionnement du Masculin dépendrait étroitement du fonctionnement du Féminin. Le Masculin manifesterait les moindres failles, doutes, fausses croyances, peurs et résistances du Féminin en miroir amplifié. En effet, les âmes jumelles représenteraient une paire appariée, deux moitiés d’une même âme, d’énergie complémentaire dans deux corps de polarité différente. Nous n’aurions qu’une moitié âme jumelle mais beaucoup d’âmes sœurs. Les âmes sœurs représenteraient des paires dépariées puisqu’elles ne constitueraient pas l’unique moitié d’âme complémentaire de polarité inversée.

Ainsi, le processus âme jumelle mettrait en relief, de façon manifeste, le fonctionnement des polarités complémentaires de tout système. Comme tout système fonctionne de la même manière, il ne serait pas nécessaire d’être voyant pour déduire les dynamiques relationnelles entre les polarités féminines et masculines de différents systèmes. Par loi d’attraction, chaque moitié d’âme, que nous représenterions tous dans ce monde yang, attirerait à elle des situations et des relations de même degré d’affirmation et d’ouverture de conscience. Ainsi, chacun pourrait avancer à son rythme. Dans ces mondes yang, contrairement aux mondes yin, l’aimantation ne s’exprimerait pas dans des vibrations de cœur similaires. Il s’agirait davantage d’attrait inconscient, dans les relations, pour des personnes de même niveau d’affirmation et d’individuation. Le monde yin parlerait de taux vibratoires et d’une énergie unifiée d’amour. Le monde yang parlerait de polarités complémentaires liant des hommes de même niveau d’affirmation.

Il n’y aurait ainsi pas de hasard. En fin de parcours, cela signifierait que le duo se retrouverait dans le parfait équilibre avec un homme et une femme d’énergie complémentaire. Ce qui signifierait que les problématiques homosexuelles pourraient s’élaborer. Elles seraient le résultat de traumas possibles à libérer lors d’un avancement parfait en ouverture de conscience. Le monde matériel répondrait, lui aussi, parfaitement à la loi d’attraction des pôles complémentaires entre système et sous-système. Dans le relationnel, l’homme créerait inconsciemment des comportements et des événements manifestant ses résistances, ses peurs, ses fausses croyances, ses élans d’amour, ses mémoires d’incarnations et ses aspirations les plus vibrantes. L’homme s’orienterait intuitivement vers les situations qui lui permettraient d’avancer dans son individuation. En polarité complémentaire et inversée de même intensité, l’homme serait soumis à un cadre dysfonctionnel le faisant saturer de ses problématiques particulières. Ainsi, les émotions ressenties seraient de plus en plus équilibrées car libérées des peurs. Cette énergie émotionnelle changeant s’enregistrerait alors dans notre ADN. Ce matériel génétique serait en étroite interaction avec la matière quantique. Dégagé de matériel traumatique signifiant, cela induirait que l’homme pourrait créer dans ses projets relationnels et factuels ses plus belles inspirations d’amour.  Les énergies masculines de tout système manifesteraient et les énergies féminines donneraient le moteur d’amour, d’inspiration et de création. La Femme penserait et aimerait, l’homme créerait et manifesterait l'amour.

lundi 5 février 2018

Un dialogue à quatre


Capsule Vidéo Youtube ajoutée le 05 Février 2018

Si je vous dis que dans une relation duelle, nous sommes quatre, me trouverez-vous mauvaise en math ? Ou peut-être, vous direz-vous que mon analyse est plus subtile et appréhende des systèmes plus élargis ? Oui, cela serait plutôt la deuxième idée même si je ne suis pas super brillante à manier les chiffres. Dans une communication à autrui, les âmes de chacun se parleraient mais elles seraient souvent parasitées par leur propre égo apeuré et donc zélé. Les âmes jumelles mettraient particulièrement en lumière ce dialogue à quatre dans les échanges à deux. Dans les échanges à haute vibration, l’égo des âmes polarisés serait, en effet, fortement réveillé et expressif lors de la mise en lumière du matériel traumatique.

La Féminine est alors souvent déstabilisée par cette impression d’avoir un Masculin à deux visages devant elle. Elle parle de l'amour authentique ou du Faux-self définissant sa moitié. De même, le Masculin est laconique mais il peut, dans des moments débordants, présenter sa moitié sous ce même angle de vue c’est-à-dire avec une double facette. Cette position schizophrénique du duo s’éluciderait si nous tenons compte des peurs, intensément réveillées, chez les deux moitiés lors de leur contact hautement vibrant. Les âmes jumelles sont des miroirs amplifiés l’une pour l’autre. Chaque faille comme chaque richesse est mise en lumière par l’autre. Ce sont deux moitiés d’âme intimement reliés. Chacune fait ré-émerger les peurs les plus profondes en l’autre. Ainsi, l’égo des deux est fortement sollicité dans ses fonctions de protection d’intégrité physique et psychique.

Dans ces configurations interactives, les âmes jumelles sont souvent dérangées dans leurs échanges authentiques par leur égo respectif faisant du zèle. En effet, ces égos craignent l’altération psychique du corps qu’ils habitent. Lorsque les problématiques du Féminin et du Masculin sont très fortement mises à nu dans ces communications vibrantes, les égos ont peur de voir « le personnage », qu’ils défendent, perdre la tête sous le poids du vécu de rejet ou d’abandon. Les égos assurent une fonction de résistance à une levée du Faux-self trop rapide. En cela, ils remplissent leur mission de protection et de survie. En effet, une âme jumelle est fortement conditionnée aux repères dualistes. Elle ne peut pas réintégrer les codes unitaires et de son âme en une simple reconnexion à sa moitié. Elle a besoin d’un rythme modéré, dans ce monde de densité, afin d’ajuster les codes divins aux codes de ce monde séparé. Dans ce monde illusoire, l’individuation fait partie du jeu. L’homme a appris, depuis très longtemps, à protéger ses espaces des abus égotiques. Ainsi, les âmes jumelles sont soumises aux mêmes règles lorsqu’elles se retrouvent. Elles conservent intuitivement cette défense de distanciation face à un autre qui pourrait les déséquilibrer. La dualité implique un partage équitable d’amour entre soi et autrui pour ne pas souffrir. Lorsque les âmes se retrouvent dans cet espace duel, elles ont une grande difficulté à bien distribuer leurs énergies dans les échanges. Ainsi, elles craignent, en toute légitimité, les résonances d’un empiétement de la partie de l’une sur celle de l’autre et réciproquement.

Les égos assurent donc leur fonction, avec sagesse, lorsqu’ils empêchent les deux moitiés d’âme de se révéler trop vite. Les égos connaissent les pièges de la dualité et des peurs engendrées par l’illusion de la mortalité et du mal. Tout homme, d’essence unifiée, peut vite paniquer à l’idée d’être rejeté ou humilié dans ce monde séparé. L’homme craint de voir réveiller sa blessure originelle. Il a peur, inconsciemment,  de se perdre totalement s’il se risque à revivre et à s’accrocher à cet amour sacré enfoui depuis l’éternité. L’homme s’attache désespérément à son identité égotique pour vivre voire survivre. Il ne peut pas envisager de revivre la douleur extrême d’être séparé de sa moitié d’âme. Bien sûr, cette dynamique s’exprime à un niveau inconscient. Toutefois, la relation âme jumelle réveille intensément cette blessure de par la reconnexion des deux moitiés d’âme.

Donc, les égos sont paradoxalement de solides alliés des deux moitiés. Ils les aident à ne pas sombrer dans la folie face à une levée des masques qui pourraient être trop rapides. Les peurs doivent être maniées avec prudence et atténuées graduellement afin qu’elles ne déconnectent pas les âmes brutalement. Dans ce monde de densité, le matériel traumatique doit être libéré progressivement.
Ainsi, la Féminine sera la première à conscientiser la présence importante des égos de chacun dans la relation. Le Masculin est le représentant de l’inconscient. Il exprime particulièrement les angoisses traumatiques du système âme jumelle. Son égo est très zélé afin de maintenir les fonctions de survie. Il a raison car les peurs réveillées chez le Masculin sont extrêmes. Il porte le matériel lourd du lien d’âme.

La Féminine comprend combien le Masculin est dominé par un égo qui lui dit de se méfier d’elle. Le Masculin lui renvoie une image d’elle si dépréciée, exigeante et intransigeante. Sa moitié lui  paraît tellement paranoïaque, fuyante ou injuste parfois. Normal, l’égo du Masculin est à la tête de ce jeu trouble et impitoyable. L’égo n’a pas le choix. Le Masculin doit se maintenir suffisamment à distance de la Féminine pour ne pas brûler face à l’ardeur des âmes jumelles de son amour. L’égo souffle dans l’oreille du Masculin des paroles destinées à mettre à l’épreuve la Féminine. L’égo teste la force de cœur de la Féminine. Bien sûr, le Masculin est canal inconscient de l’expression de son égo protecteur. Cet égo apparaît revêtir les apparats du mal. Mais ne serait-ce pas encore là les jeux illusoires de la dualité ? Cet égo, n’aiderait-il pas dans ses interventions à protéger le Masculin de ses angoisses duelles et à développer l’amour partagé (et non inconditionnel) de la Féminine ? Ne serait-ce pas alors le chemin pour fusionner en fin de parcours ?

Au fil du chemin, la Féminine apprend à repérer lorsque c’est l’âme ou l’égo de sa moitié qui parle. Elle fait distinction entre ces deux voix. Elle apprend à les respecter avec le même amour. L’égo du Masculin la teste mais il la renforce, au fil du temps, afin qu’elle fasse briller son âme. L’égo du Masculin met à nu ses moindres doutes, ses moindres peurs et mésestimes d’elle en les affirmant haut et fort. L’égo de sa moitié lui renvoie, sous forme d’affirmation, ces dénigrements torturants avec conviction et provocation. En étant impitoyable, en la poussant à bout, l’égo du Masculin est cet enseignant aimant et ferme. Il oblige la Féminine à se révolter face à ces fausses croyances dévalorisantes qu’elle entretient d’elle-même.

L’égo du Masculin serait ce grand sage, entraînant sans relâche le jeune égo du Féminin à solidifier ses assises narcissiques. L’égo du Masculin entrainerait l’égo de la Féminine à se respecter, à se prioriser et à ne plus accepter de douter de sa valeur. Face au discours et au comportement parfois fort déstabilisant du Masculin, l’égo de la Féminine serait conduite à ne plus tolérer les abus même ceux de sa moitié tant aimée.  Ainsi, un dialogue à quatre se jouerait dans la relation âme jumelle. Les âmes des deux partenaires seraient toujours en retrait dans l’amour. Ils seraient spectateurs de cette scène où leurs égos courageux évolueraient dans ce processus d’apprentissage ambitieux. Les deux âmes seraient toujours connectées dans l’amour à ces périodes-là. Durant les séparations physiques, les âmes seraient moins entravées dans leurs ressentis de haute union. Les égos, loin l’un de l’autre, ne parasiteraient plus ce lien divin par l’intensité de leurs échanges conflictuels. Toutefois, les âmes seraient obligées d’accepter ce travail de partenariat éprouvant de leurs égos afin de se réunir dans la 3D. Elles verraient leurs égos douloureusement s’affronter en espérant que les prises de conscience s’opèrent progressivement au fil du chemin.

Le Masculin, en éveil, évolue ainsi en réalisant que son égo lui souffle des propos injustes sur sa moitié. Il a été l’instrument inconscient de son égo afin de conduire cette union dans ses plus hautes sphères d’amour partagé. Le Féminin prend conscience que l’égo de sa moitié la met à l’épreuve constamment pour qu’elle sorte des abus duels et qu’elle s’aime divinement. Paradoxalement, l’égo du Masculin est obligé d’être dur, injuste, rejetant afin que la Féminine s’aime plus qu’elle n’aime l’être le plus cher à son cœur. En le malmenant dans cet amour sacré, l’égo du Masculin apprend à l’égo du Féminin à cesser de se sacrifier. L’égo du Masculin fait travailler la plus lourde fragilité de la Féminine. Au fil des incarnations, la Féminine s’est trop oubliée à donner tout son amour aux systèmes égotiques. Elle s’est enfermée dans les pièges de la dualité à ne donner qu’à un seul endroit, l’espace extérieur. Elle a négligé son espace intérieur à ne pas réussir à adapter les codes unifiés dans un monde séparé.

L’égo du Masculin précipite la Féminine à sortir de sa posture sacrificielle. En effet, quel meilleur moyen d’accélérer le pas dans cette affranchissement que d’être confronté à se choisir Soi plutôt que l’être tant béni et désiré ! L’égo du Masculin rend cet âme sœur si invivable, si incompréhensible que la Féminine est contrainte de se prioriser et de se préserver. L’égo de la Féminine est sommé d’accélérer la cadence afin d’affronter ses peurs de se privilégier et de se centrer sur elle. Etre contrainte de se faire passer avant l’être sacré est le défi le plus ambitieux afin de  parvenir à la complétude intérieure le plus rapidement.

Les dysfonctionnements du Masculin reflètent en miroir inversé l’image altérée, douloureuse et inconsciente que la Féminine entretient d’elle-même. L’égo de la Féminine est poussé par l’égo du Masculin à se protéger d’un masochisme et d’une abnégation signifiante vibrant dans son âme. L’égo de la Féminine se révolte face à égo masculin qui ne fait que dénoncer se fausses croyances déstructurantes enfouies au plus profond de son cœur. Ainsi, la Féminine se voit décrite comme insuffisante ou narcissique ou rejetante ou opposante ou jugeante par son aimé. Quel est le sens de ce reflet aberrant pour dépeindre cette Féminine qui a exprimé tant de sacrifice collectif dans ses maux intimes ? Pour cette moitié d’âme féminine, ce dur regard constant du Masculin sur elle devient insupportable et délirant. La Féminine est obligée de s’éveiller à sa réelle essence. La Féminine découvre à quel point elle conserve cet amour inaltérable malgré les côtés sombres et lointains de son Autre. La Féminine continue d’aimer son Masculin malgré sa facette possédée, dissociée et aliénée. Elle continue de voir la belle âme du Masculin au-delà du faux-self austère qu’il donne à voir. La Féminine comprend qu’il se joue quelque chose de bien plus grand que ces deux égos insensés et réunis dans une histoire d’amour ordinaire. Ces deux âmes souffrent tant à tellement s’aimer sans jamais pouvoir le manifester sous le poids des codes duels. Leur regard se fond dans ce même amour divin. Ils luttent, dans ces jeux d’égos terrifiants, à  se retenir de crier leur amour. Deux égos œuvrent dans leur affrontement, à un niveau inconscient, à rétablir les codes de l’équilibre. L’égo zélé du Masculin pousse l’égo du Féminin à le prendre pour modèle. L’égo du Masculin tente, dans ses excès de zèle, de réveiller un égo Féminin trop endormi dans ses capacités à se protéger. Quel paradoxe de fonctionnement de ces deux moitiés d’âme afin de les rééquilibrer dans leur unité !

Le Masculin semble ainsi, dans ses conduites les plus désadaptées, souffrir de tenir le rôle de « bourreau » pour délivrer sa Féminine d’un manque d’amour d’elle-même. Le Masculin n’aurait pas d’autres choix que de malmener son aimée afin que celle-ci réalise la belle âme qu’elle est. Forte de cette conviction et de la conviction de son amour pour Masculin, elle parviendrait, de plus en plus, sur le chemin à ne plus défaillir devant les fausses attaques de son promis. Elle resterait indifférente au faux-self de sa moitié à chaque fois qu’il le serait nécessaire mais elle resterait présente, dans son cœur, à chaque temps de ce lien authentique. C’est de plus en plus une Féminine confiante et rayonnante qui s’exposerait à un Masculin de plus en plus vrai et désaliéné de ses chaînes égotiques. Dans l’attitude de la Féminine, elle vibrerait de mieux en mieux cette assurance et cet amour d’elle-même à se désengager des accusations illusoires de l’égo. Face au Faux-self du Masculin, la Féminine n’afficherait plus de peurs et elle attendrait tranquillement que sa moitié reprenne sa place authentique auprès d’elle. Elle patienterait s’il le faut en centrant tout son amour divin sur elle et ses systèmes cœurs l’entourant.

Ainsi, la rencontre des deux moitiés d'âme engagent sur un processus accéléré d’affranchissement de la Féminine par rapport aux systèmes égotiques. Cette connexion physique offre l’opportunité à la Féminine de se désengager, en une existence, des pièges sacrificielles liées au monde de la dualité. En donnant le modèle, le Masculin et elle-même rayonneront l’amour divin incarné dans lequel chaque belle âme tellurienne pourra se reconnaître et vibrer.

mardi 21 novembre 2017

Upside down (partie 4) : Fiction ou réalité sur la mission d'un système polarisé ?


Capsule Vidéo Youtube ajoutée le 21 Novembre 2017 (partie 4)

Adam est obligé de revenir dans son monde et de se séparer de sa flamme. Leur réunion n’est pas suffisante pour bousculer les consciences autour d’eux. Les deux mondes doivent davantage se réconcilier afin d’aménager le cadre d’expression de leur amour divin.

Cet avancement va être rendu possible par un homme Bob, ancien salarié de Transworld et du monde du haut. Bob représente le Masculin dans son versant le moins égotique. Il a travaillé avec Adam dans le même espace de Transworld. Leur bureau était superposé et séparé par 4 mètres selon les lois de la gravité. Tout au long du film, Bob assure la partie Masculine étayante pour Adam le Féminin. Il peut symboliquement ainsi représenter la part masculine fonctionnelle et s’éveillant chez Adam. Adam est, rappelons-le, toutefois dominé par des énergies féminines.

Bob est celui qui va faire évoluer, dans le monde du haut, les recherches d’anti-gravité d’Adam lorsque celui-ci sera retourné dans le monde du bas. Ainsi, il trouvera la clé afin de réunir les deux mondes. Il développe l’invention d’Adam. Il ne s’agit plus d’une crème mais d’une solution liquide comprenant les mêmes composants. Ainsi, l’ingrédient indispensable retrouvé est le miel rose des abeilles de la montagne. Toutefois, sa diffusion est différente. Le miel est réparti dans le remède par "hyper affusion". Cette présentation permet alors de défier les lois de la gravité pendant quelques heures lorsqu’une personne absorbe le liquide.

Ainsi, Bob finalise le produit afin qu’il soit opérant. Le fait qu’il appartienne au Monde du Masculin est signifiant. Il représente le monde du Faire et de la manifestation. Le Masculin est également le porteur de la réunion. Dans cette recette, l’alchimie entre les 5 éléments fondamentaux a également toute son importance. Bob combine les inversions d’en haut et d’en bas par hyper affusion. Dans cette potion, il se retrouve le mélange de l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther. Le liquide du haut représente l’air. Le liquide du bas représente la terre. La technique d’hyper affusion repose sur l’utilisation d’eau chaude combinant les éléments eau et feu. Enfin, l’éther représente cet espace divin retrouvé dans l’infusion du pollen rose des abeilles. L’alchimie de ces 5 éléments réalise ainsi le retour à l’équilibre et la réunion de deux champs gravitationnels.  Une personne, ingérant la solution, change le statut de la gravité pendant quelques heures.

Cette présentation de la solution d’anti-gravité est ainsi très révélatrice. Elle indique que la sortie de la dualité passe par une alchimie des 5 éléments fondamentaux. A l’heure actuelle, cette métaphore pourrait être transposée dans notre réalité afin de découvrir le moyen utilisé par les flammes jumelles pour réunifier l’homme dans son essence. Il y a des pistes. Dans la fiction, tout est en miroir inversé. La dualité psychique est transposée dans la projection de deux mondes inversés. Il est donc également à supposer que le remède fictif et intérieur (trouvé dans la potion à ingérer) peut se présenter sous forme de solution extérieure dans la vraie vie. Ainsi, il existe un outil moderne de ce monde réunissant toutes les conditions alchimiques. Il s’agit bien d’un moyen de diffusion extérieur rassemblant dans ses composants les 5 éléments fondamentaux. Il se définit dans son appartenance à la terre, à l’eau, au feu, à l’air et à l’éther. Oui, vous ne rêvez pas, internet ! Il est présent sur terre et dans l’air. Ses fibres optiques représentent le feu de la lumière. 99% du réseau reliant les continents s’effectue sous l’eau. Enfin, l’éther constitue le contenu divin de certaines informations diffusées sur le Net et adressé à toute l’humanité.

Dans ce film, tout est précisément transposé de l’histoire des Flammes Jumelles. Il est à supposer que le dénouement de cette mission divine l’est également. Il n’est pas si insensé de voir dans ce dispositif du net une des clés pour sortir de l’illusion de cette matrice duelle ! Petit clin d’œil, Bob est un expert en conductivité et en programmation informatique. Bob est ainsi ce Masculin manifestant la découverte réunifiante et également un pro du Net. N’y aurait-il pas, dans ces associations fictives diverses, la réponse à nos questions sur le futur de l’humanité ? Sujet passionnant…..

Si Bob appartient au monde du haut et du Masculin, il fait en sorte que le brevet du produit abouti soit déposé au nom d’Albert, le père adoptif d’Adam. Il souligne, de manière encore non innocente, qu’il a fait sa demande de dépôt grâce à l’envoi par timbres, timbres chaleureusement offert par le Féminin autrefois. Bob signifie alors qu’il a pu court-circuiter les ambitions égotiques de la grande entreprise qui voulait avoir l’exclusivité sur la création. La métaphore est belle. Elle signifie que seul e une personne authentique, épurée d’un égo parasitant pourra être dépositaire de cette belle invention réunissant les deux mondes ! Un clin d’œil encore très fort….

La découverte de Bob permet à la Féminine de rejoindre Adam dans le monde du bas. Elle a ingéré la substance élaborée permettant de déjouer les lois de la gravité pendant quelques temps. Elle annonce alors à Adam qu’elle est enceinte. Grâce à cet état, Bob lui a expliqué que l’effet du produit serait permanent. Eden peut vivre, à présent, près d’Adam sereinement. Pourquoi l’effet d’anti-gravité devient permanent lorsque Eden est enceinte ? Les 5 éléments fondamentaux doivent être réunis. Les jumeaux peuvent représenter le feu et l’eau. Dans l’histoire, le Féminin est particulièrement relié au Feu. La matière inverse et la maison de sa tante s’enflamment à son contact. Le Masculin est associé à la neige et à l’eau. Les jumeaux représentent également la terre et l’air, le monde d’en bas et le monde d’en haut de leurs parents. Ils sont entre ciel et terre dans le ventre de leur mère. L’éther peut constituer cet espace divin dans l’enveloppe amniotique. Il est le fruit de l’amour et de la fusion des parents. Ainsi, nous retrouvons les  5 éléments fondamentaux permettant à Eden de défier les lois de la gravité. Eden peut rester dans le monde du bas à présent sans s’enflammer.
L’histoire se termine sur une anticipation des événements futurs où les deux mondes sont de plus en plus rapprochés physiquement. Adam et Eden sont les flammes jumelles pionnières participant à la réunion des deux pôles.

Adam représente le Féminin. Dans la fiction, les symboliques sont inversées. Dans la réalité, Eve est le Féminin sacré. Eden représente le Masculin et le paradis perdu. Ainsi, la métaphore est puissante. Le Féminin est en effet celui qui inspire la création. Il s’agit d’Eve, ici d’Adam. Le Masculin manifeste la création en aménageant le cadre adéquat. Il s’agit d’Eden. Leur prénom est subtilement associé à leur mission respective dans leur position de Féminin et de Masculin sacré. Il révèle une loi essentielle dans l’univers à savoir que seul l’amour peut résister aux forces les plus contraignantes, notamment la loi de la gravité.

Dans la réalité, le champ de l’amour est donc plus puissant que le champ égotique. Cette fiction met ainsi en relief l’importance de se positionner dans l’amour partagé (et non inconditionnel) par rapport aux forces de l’ombre. Ainsi, le cheminement du Masculin auprès du bourreau prend tout son sens. Le Masculin attire les systèmes les plus égotiques car il porte l’inconscient et le matériel traumatique lourd. Il revient donc à lui la délicate tâche d’incarner l’amour  équilibré afin de s’unir au Féminin sacré. Le Masculin a donc besoin de temps et d’espace pour aménager ce cadre apaisé entre lui et le bourreau. Il doit apprendre à sortir des dépendances affectives pour se désengager d’un lien d’emprise avec un bourreau (d’énergie féminine) l’entretenant dans son faux-self. Le Masculin s’expose ainsi, pendant un certain temps, au bourreau. L’amour pour le Féminin le porte dans cette mission de libération des peurs les plus signifiantes. Dans cette fiction, Adam et Eden dévoilent le mystère de cette relation flamme jumelle, son essence et son but divin.


mercredi 15 mars 2017

Dialogue interne (extrait de mon ouvrage "Guérir et Grandir par le symptôme")



1-Présentation d’une métaphore communicationnelle opérante 


Le travail thérapeutique, par métaphore, crée un axiome de communication ouvrant le champ des possibles. Un langage universel est emprunté et favorise alors la co-représentation d’une histoire signifiante et éclairante quant à ses possibilités de dénouement.

Ainsi, la description allégorique du fonctionnement de l’inconscient, dans les temps de crise, s’est révélée être d’une résonance nodale chez les personnes rencontrées. La personnalisation de cette instance psychique et sa mise en dialogue avec le conscient, ouvrent sur une compréhension et une visualisation dynamique de la souffrance humaine. La présentation de la nature des interactions entre la dimension rationnelle (conscience) et défensive (inconscient) d’un sujet donne les clés de la logique paradoxale du traitement des nœuds conflictuels.

L’inconscient est ainsi décrit, auprès du souffrant, comme son « enfant intérieur ». Il est cet être dépendant des siens, du fait de son jeune âge. Il a construit des défenses pertinentes afin de concilier ses besoins d’adaptation à son environnement et cette contrainte d’indifférenciation liée à son immaturité.

Le conscient est défini comme cet adulte en devenir que tout homme porte en lui. Il se présente en tant qu’éducateur auprès de son « enfant intérieur » en quête d’avancement et donc de différenciation. Il lui indique le chemin à prendre afin de grandir.

La problématique d’un sujet pourrait alors être accessible en décodant les jeux interactionnels s’établissant entre ces deux entités (conscient-inconscient) ainsi personnifiées. Chez le souffrant, les échanges se particulariseraient par la mise en relief d’un inconscient paralysé de peur face aux demandes de changement et d’affirmation du conscient. L’inconscient constituerait alors cet état de fonctionnement d’un sujet résultant des déterminants systémiques ayant parcouru son histoire. La dynamique de ce système interne pourrait s’étayer sur des repères rigidifiés lorsque des expériences traumatiques antérieures seraient venues l’imprégner ! L’inconscient du souffrant se présenterait comme un enfant traumatisé craignant de se désengager des défenses qu’il avait utilisées autrefois et qui l’avaient aidé à gérer, au mieux, les temps insécurisants du passé. Il resterait figé dans ces modalités expressives qui ont été vitales pour lui à un temps reculé de son histoire et ne pourrait s’en dépêtrer dans son fonctionnement quotidien. 

Le tableau de la douleur du consultant peut alors se représenter par la mise en scène d’un enfant intérieur souffrant de phobies de différenciation et par l’accompagnement inadéquat de son éducateur. L’instructeur « conscience » est coupable d’être un mauvais pédagogue, un piètre thérapeute pour son « inconscient fragilisé ». Il sollicite certes cet enfant pour progresser, pour se confronter à ses peurs et à ses manques. Toutefois, la méconnaissance du rythme à emprunter fait du « conscient » un guide trop empressé et donc inefficace. L’inconscient du consultant serait ce petit être indifférencié présentant une phobie d’individualisation. Le conscient, inopérant, serait ce soignant peu respectueux du cadre à proposer à cet enfant apeuré de désinvestir d’anciens repères.

« L’enfant intérieur » (l'inconscient), pour diverses raisons traumatiques individuelles ou transgénérationnelles, s’est rigidifié dans une position de dépendance. Il n’a pas cheminé vers une autonomisation progressive en acceptant les réalités confrontatives d’évolution régulièrement présentées par son référent « conscience ». L’insécurité l’a alors paralysé dans un mouvement d’indifférenciation.

Le rappel à l’ordre de l’instance pédagogue, dans la nécessité d’affirmation de son élève immature (l'inconscient), est inconsistant. La conscience pédagogue détient les mauvaises cartes d’apprentissage. Elle est, soit trop laxiste, soit trop autoritaire face aux oppositions d’avancement de son apprenti. Elle peut, en effet, jeter l’éponge impressionnée par le bruit des résistances de l’inconscient. Elle peut encore alimenter le processus d’inhibition de cet enfant intérieur si elle est dans une demande d’assimilation trop rapide et ambitieuse. L’« inconscient traumatisé », comme toute personne phobique, privilégie le familier douloureux au bien-être inconnu. Ainsi, le « guide conscient » doit tenir compte de cette règle de fonctionnement, afin de bien accompagner. Le déconditionnement aux repères anciens doit s’effectuer graduellement afin que l’élève impulsif et non confiant puisse se familiariser et se rassurer dans l’adoption des nouvelles règles d’individualisation.

En thérapie, l’intérêt est de mettre en évidence ce dialogue interne. Le « guide conscient » du souffrant est décelé dans ses tentatives d’influence bénéfique auprès d’un « inconscient » dysfonctionnant. Ainsi, il est évoqué de nombreuses anecdotes événementielles où des initiatives de différenciation, dans l’histoire du sujet, ont pu être mises en relief. Le repérage, dans un second temps, des causes d’échec de ce processus engagé permet de souligner l’importance du rythme à respecter par l’instructeur « conscience » de ce mouvement. En effet, lorsque l’exposition au changement et la demande d’intégration sont trop pressantes, la mémoire antérieure de « l’inconscient » insécurisé se réactive et celui-ci réagit dans des résistances bruyantes afin de stopper le processus. 

Tous ces phénomènes inexpliqués où sont rangés les symptômes, les accidents, les tuiles, le hasard, les imprévus ne seraient que les résonances et résistances prévisibles d’un inconscient phobique s’engageant sur les chemins de la différenciation ! Plus les peurs du changement seraient prégnantes, plus les freins à l’amorce d’une dynamique de progression seraient signifiants. Ainsi, dans les situations conflictuelles, il est important que ce « tournant positif » encouragé par le « conscient » respecte les besoins de cheminement très raisonnable de l’enfant intérieur indifférencié (inconscient). Les attentes d’intégration démesurées risquent d’enrayer une individualisation en marche par l’émergence de nombreux obstacles symboliques. Ceux-ci sont l’expression des oppositions vives d’un inconscient déstabilisé dans ses repères rigides. L’instructeur conscience doit surtout informer du paradoxe de l’avancement. Même si l’apprentissage s’opère dans le bon tempo, il est logique que des résistances se manifestent afin de contrer ce changement pourtant positif. 

La capacité à transmettre et à faire accepter ce paradoxe contraignant de toute progression constitue le rôle d’une conscience bienveillante opérante. Trop souvent, l’ignorance du chemin éprouvant, sinueux parsemé d’embûches de toute élaboration de problématique dissuade l’élève l'inconscient de continuer son parcours d’individualisation. Informer de ce savoir, l’enfant intérieur indifférencié a plus d’énergie pour poursuivre cet apprentissage de nouveaux repères. Il sait que ses efforts d’assimilation contraignants ne sont pas vains.

Je vous propose de retranscrire une conversation thérapeutique métaphorique afin de mettre en relief la manière dont cet outil allégorique facilite les interventions d’une conscience dans le guidage d’un inconscient indifférencié !


2-Madame A ou comment l’inconscient résiste à reprendre des repères sécurisants


Madame A était suivi par un psychiatre pour diverses angoisses et troubles anxieux lorsqu’elle décida d’entreprendre une psychothérapie. Elle avait emménagé dans la région depuis quelque temps et semblait s’établir dans une vie plus sereine. En effet, son existence avait été bouleversée par une période traumatique il y a une vingtaine d’années. Elle avait vécu la violence et l’imprévisibilité d’un mari rigide, très insécurisant pour leurs deux filles en bas âge. 

Un jour, elle était revenue à son domicile et n’avait pu rentrer. Les serrures avaient été changées et de nombreux cartons, comprenant des affaires à elle, avaient été exposés sur la terrasse extérieure. De par la vitre, elle avait découvert un intérieur sans meubles, complètement dénudé. Elle était alors restée en état de sidération devant cette maison si familière devenue une étrangère rejetante. Avec ses deux enfants, elle s’était alors trouvée à la rue sans aucune ressource et appui relationnel. Son époux avait organisé le déménagement des lieux sans la prévenir. Depuis quelque temps, il revenait seulement le week-end, car ses affaires l’avaient amené à louer un appartement là il exerçait à cette période. Il avait ainsi abandonné sa famille sans scrupule puisque celle-ci était sans possibilité de réagir. En effet, la demeure était au nom du conjoint.

Madame A se retrouvait sans droit d’accès sur cette propriété maintenant vidée totalement. Elle n’eut aucun soutien familial, car elle était en rupture avec les siens depuis longtemps. Son mariage avait été une fuite en avant afin d’échapper à des relations chaotiques et carencées à ses parents. Ainsi, pendant quelques mois, ses conditions de vie furent précaires. Elle trouva, par la suite, un logement s’étayant sur son travail et des aides sociales. Elle fut profondément traumatisée par cet épisode abandonnique. À multiples reprises, son conjoint l’avait menacé, avec un rictus ironique, d’un sombre destin si elle n’acceptait pas de le suivre dans la ville où il travaillait. Elle avait toujours refusé, car son métier était le seul point de repère stable qui l’avait aidé à ne pas être sous l’emprise complète de son mari. Au perron de cette porte verrouillée de son foyer, malgré la peur qui la tenaillait, elle avait décidé que jamais elle ne le rejoindrait. Elle était prête à vivre beaucoup de déboires afin de ne pas s’enfermer dans une vie chosifiée. 

Lors du début du suivi, Madame A expliquait que seule la prochaine fin des procédures judiciaires ( liées à la séparation et à une tentative de meurtre de l’ex) lui permettrait de rétablir un sentiment de sécurité. Elle appréhendait toujours que celui-ci vienne l’importuner, elle et ses filles, tant que la justice les reliait par des affaires non abouties. Même si ce raisonnement était irrationnel, elle pensait que son mari pourrait uniquement retrouver ses traces par le biais de ce lien administratif. Elle n’envisageait pas qu’il aurait pu depuis longtemps la recontacter s’il l’avait souhaité. Cette conviction erronée trahissait la résonance toujours très vive de ses peurs. Elle avouait toutefois que, ces dernières années, elle avait repris davantage de confiance. 

Des symptômes bruyants l’handicapaient, depuis peu, alors qu’elle commençait à rétablir une sécurité intérieure. Ce paradoxe fut éclairé par la mise en dialogue, lors de la thérapie, des différents mouvements psychiques s’exprimant chez la consultante. L’éclairage sur l’attitude phobique d’un inconscient résistant à une reprise d’affirmation au fil des années fut déterminant dans la mise en sens et le dépassement de ce vécu déstabilisant. Ainsi, chaque événement symptomatique, factuel et émotionnel actuel put être repris sous l’angle de l’expression, chez le sujet, de son enfant intérieur apeuré de l’élan de différenciation grandissant en lui.

Cette lecture constante, sous-titrée sur l’étiologie des dysfonctionnements paralysants du quotidien, donna à Madame A l’énergie de ne pas céder à des oppositions témoignant du négatif caché de progression ! La mise à nu des stratégies de l’inconscient permit à la souffrante d’ajuster son fonctionnement afin de faire taire les peurs démesurées et aliénantes de cette instance. Elle sut la neutraliser en reconnaissant la légitimité historique de ses modalités présentes d’expression et en respectant le rythme modéré à emprunter sur les chemins de la différenciation.

Madame A, lors de la séance, s’installe avec difficulté dans le fauteuil. Son bras est retenu dans une attelle et l’empêche de se mouvoir dans ses repères habituels.

Thérapeute : « Alors que de frayeurs faites à votre entourage. Votre mari, la semaine dernière, m’a mimé, assez éprouvé, votre chute »

- « oui, je ne réalise pas encore ce qui m’est arrivé. Tout est survenu de façon si brutale. J’ai eu soudainement la lubie de replacer mon horloge au mur. Je suis montée sur la chaise et j’ai basculé ! Résultat une semaine d’hôpital et une intervention chirurgicale ! C’est terrible, tout allait si bien le matin même. En fait, cela fait plusieurs mois que je reprends de l’assurance !

- Peut être de trop ? La semaine précédant votre accident, votre mari et vous me racontiez cette dynamique à davantage vous affirmer, cette plus grande spontanéité à exprimer vos pensées sans avoir peur des résonances. Cette nouvelle attitude vous laissait perplexe et interrogative. Vous restiez songeuse et contrariée lorsque vous exprimiez ce fait !

- oui, je me souviens, cela fait quelques mois que je ne me reconnais plus. Je me sens ambivalente, car je suis excitée par ces changements en moi, et en même temps, je les appréhende. Je me demande si c’est toujours moi !

- Cela fait si longtemps que vous vivez sous l’emprise d’un inconscient traumatisé vous imposant ses codes de réassurance ! Vous avez confondu votre identité à la manière dont cette partie de vous a contrôlé votre existence pendant de nombreuses années.

- Ce fameux inconscient ! Vous savez, j’ai eu le temps de penser à lui sur mon lit d’hôpital ! Il a tellement dirigé ma vie de mon départ de chez mes parents jusqu’à il y a peu de temps. D’ailleurs, je ressens dans ma chair toutes ses résistances à faire confiance à mes nouveaux choix. C’est fou, plus j’essaie de profiter, de m’ouvrir, plus des tuiles m’arrivent ! Souvenez-vous de la période où mes problèmes professionnels se résolvaient. J’avais réussi à ne plus me laisser tyranniser par cette vieille femme chez qui je travaillais. Elle était si despotique.

- Elle était insupportable parce que vous l’autorisiez à se conduire ainsi avec vous. Vous acceptiez tout sans rechigner. Le fait de dire « non » vous donnait des bouffées de chaleur.

- oui, j’avais l’impression que le sol allait se dérober sous mes pieds si j’osais exprimer mes pensées. Mais bizarrement, au fil des années, j’endurais de moins en moins ces frustrations et tous les caprices de mes petits vieux ! Mon corps se raidissait et devenait davantage douloureux sous l’effet d’une colère plus prégnante !

- et d’un narcissisme plus solide ! Plus vous retrouviez une sécurité intérieure auprès de votre deuxième mari, plus vous vous risquiez à vous rebeller !

- oui, tout à fait, mais que de batailles éprouvantes avant de gagner la guerre. Que d’angoisses et de maux divers à chaque fois que je recadrai ces braves gens en leur disant que si j’étais leur aide à domicile, je n’étais toutefois pas leur chien. Après une de ces révoltes nouvellement ressenties en moi, je me souviens être restée clouée au lit pendant une semaine. J’avais eu une grippe carabinée !

- Je m’en souviens, de même, je me rappelle toutes ces émotions paralysantes qui vous tenaillaient à chaque tentative d’affirmation. Elles semblaient s’inscrire comme opposition à cette nouvelle dynamique empruntée dans votre existence. 

- J’étais persuadée qu’une catastrophe allait suivre lorsque j’ouvrais ma « babaille » ! D’ailleurs, j’étais tellement mal physiquement et psychiquement après ces confrontations que cela me confortait dans l’idée de cesser toute initiative de ce genre. Sans cette co-narration, construite avec vous, sur le dialogue engagé entre mon inconscient et mon conscient lors de cette période significative, j’aurai tout abandonné et je serai resté au fond de mon lit ! Il m’a fallu quelque temps afin d’intégrer le paradoxe de l’avancement. Plus vous me démontriez qu’à chaque douleur endurée, je progressais, plus je prenais conscience de mes résistances internes et de la manière dont elles agissaient à mon insu.

- L’ignorance de notre fonctionnement inconscient est la cause d’échec à toutes nos difficultés !

- oui, ça c’est clair. Lorsqu’on sait qu’on souffre, non pas parce qu’on est dans l’impasse, mais au contraire parce qu’on progresse, cela change tout ! J’avais le moteur de continuer à endurer tous ces symptômes, car ils étaient le signe de ma réussite ! Cette lecture thérapeutique a été, pour moi, ce « phare dans la nuit » que je cherchais désespérément afin de retrouver mon chemin. Tout s’éclairait, je reprenais le contrôle, je repérais dans mes symptômes ou les aléas de ma vie, les guides qui me permettaient d’être attentif à l’intensité des peurs de changement. Je les écoutais dans leur sens profond là où auparavant je les interprétais mal. 

- C’était devenu des alliés et non plus des ennemis, elles étaient vos balises sur cet océan infini !

- Oui, c’est étrange, il m’arrivait quelque chose, une angoisse, une douleur ou un pépin, mais la panique ne me prenait plus. Au contraire, j’étais curieuse et enthousiaste à décoder leur sens. Chaque tension ou obstacle pouvait être relié à un élan d’affirmation qui l’avait précédé ! Je suis toujours fasciné par cette découverte. Elle me donne l’énergie de continuer à être attentive et respectueuse de cet inconscient phobique en moi ! Je le perçois comme un petit être chétif à protéger et à respecter dans son rythme afin de l’apprivoiser !

- cet inconscient qui vous touche, c’est votre « être intérieur » qui a tant fait pour vous lors des moments traumatiques. Il a su mobiliser les bonnes protections pour vous aider à survivre. Maintenant, c’est à vous de l’aider à réaliser que ces mêmes défenses ne sont plus utiles et qu’elles sont désormais la cause de la souffrance. Pour lui permettre de visualiser qu’il n’y a plus de danger, il faut l’exposer progressivement à ce qu’il fuit, l’expression des choix et désirs individuels ! En l’occurrence, pour vous, il est question que votre inconscient comprenne que l’exposition de vos différences n’entrainera plus la violence, l’abandon ou la trahison.

- J’aime me dire que c’est à moi, celle qui s’épanouit en moi actuellement, de faire quelque chose pour celle que j’étais et qui m’a sauvé la vie !

- oui, c’est une jolie façon de voir, d’autant plus que cette réassurance de votre inconscient est essentielle à votre bien-être. Ce sont deux partis en vous s’influençant étroitement et déterminant, dans leurs interactions, vos modalités de réaction au quotidien. 

- Je ne le sais que trop ! Mon bras est aujourd’hui là pour en témoigner ! Depuis quelques mois, je pose davantage de limites à ma dernière fille. Mon autorité est plus consistante, car j’apprends à me détacher de mes peurs anciennes, cette frayeur que ma plus petite puisse vivre ce que mes deux premières filles ont subi : un pouvoir injuste et terrorisant de leur parent. Chaque jour, à chaque fois que je pose un interdit à ma puce, je lutte contre cette émotion paralysante de culpabilité et de crainte de faire du mal à mon enfant. Suite à nos séances, je prends conscience que seule l’exposition à la réalité me permettra de me désaliéner de cette fausse croyance et de ne plus confondre passé et présent. C’était bien parti, depuis plusieurs mois, je suis un peu plus cohérente, je cède moins aux caprices de Léa. Malgré des débuts difficiles entre résistances de mon enfant et sentiment d’être une mère indigne, j’ai réussi à être plus sereine et confiante dans mes actes. Je me suis rendue compte que ma fille ne m’en voulait pas, son chantage affectif durait peu de temps. Si sur le fait, elle était provocatrice, elle revenait le lendemain vers moi plus câline et plus apaisée. J’ai compris alors que ces dernières années, elle avait recherché ma contenance en éparpillant ses devoirs sur la table, en n’ayant pas d’heures pour finir ses devoirs, en étant impertinente. 

- Que s’est-il passé alors si vous étiez si bien parti dans le dégagement de vos traumatismes ?

- Un instant, je vais y venir ! J’avais si bien perçu la manière dont mon inconscient avait interféré dans ma relation à Léa que je me suis empressée de le malmener en lui imposant un rythme de confrontation trop ambitieux ! Le soir, avant ma chute, j’ai imposé à nénette de ranger son sac alors qu’elle n’avait pas terminé ses leçons. Il était 23 H. Je l’ai entendu dans son lit pleurer et j’ai lutté pour ne pas céder. Seulement, je n’ai pas dormi de la nuit et je me suis réveillée avec un mal de tête insupportable. Le regard de Léa était si haineux le lendemain que je pense que toutes mes insécurités inconscientes ont été réactivées. L’enfant intérieur affolé a alors parlé au plus profond de mes tripes afin de court-circuiter cet élan d’affirmation. Cet accident domestique ne s’est pas passé à n’importe quel moment, c’était à la veille des vacances scolaires !

- Continuez, vous m’intéressez !

- Je pense sincèrement que cela a bien arrangé mon inconscient ! Alors que je suis restée deux semaines à la maison avec Léa, mon handicap m’a contraint à moins intervenir auprès d’elle dans mes fonctions parentales. Ma fille aînée est venue s’occuper de sa sœur. J’étais cassée par les antalgiques et j’avoue que je n’aspirais qu’à me reposer. Je me suis beaucoup appuyée sur ma grande et mon mari afin de prendre le relais ! Vous voyez deux semaines de répit pour mon inconscient ! Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. J’avoue que je n’ai pas été très délicate avec ma partie phobique, pris dans un élan de trop grande assurance. Je serai maintenant davantage respectueuse de son rythme !

- Il est sûr que cet inconscient a lui-même brutalisé les conditions d’existence de votre conscient. Il l’a empêché, par ses peurs, de s’adapter et l’a contraint à porter le stress de l’indifférenciation. Toutefois, celui qui a accès au savoir, c’est votre conscient. C’est donc à lui d’avoir l’initiative des bonnes dynamiques interactives avec l’inconscient. Le guide conscient doit aider son élève intérieur à se dégager de ses phobies pour que ceux-ci n’entravent plus la bonne marche du fonctionnement rationnel.

- J’ai bien compris que l’inconscient ne pouvait pas se rassurer tout seul. Il a besoin des conseils du conscient afin d’apprendre à se déconditionner de ses peurs. Cela me fait penser à mes problèmes de rangement qui ont perturbé mon quotidien pendant tant d’années ! Longtemps, je vous ai ennuyée à vous raconter en détail le désordre de ma maison, les cartons encombrant les pièces, les armoires dérangées, les papiers administratifs non classés. Je vous ai décortiqué mes angoisses et mon mal-être devant ce chaos pendant des heures. Toutefois, rien ne changeait. C’est seulement lorsque nous nous sommes penchés sur mon être intérieur résistant à une vie ordonnée que tout a pris sens pour moi. Ce dialogue entre un conscient exigeant de l’inconscient apeuré une adaptation brutale a été un électrochoc efficace. Dès que je rangeais ma maison, de fond en comble, j’étais prise d’angoisses paralysantes qui me dissuadaient pendant un certain de recommencer ! Le rangement progressif d’une seule armoire, puis de papiers administratifs, puis d’un carton ou tout simplement d’un pot sur la terrasse m’aida à réaliser l’ampleur de ma phobie. Chaque petite tâche était éprouvante, mais l’exposition douce permit à mon inconscient d’oser se réinstaller dans une vie stable. Il put doucement s’assurer que l’imprévu ne viendrait plus déranger et vider l’intérieur d’un foyer. Il n’était pas nécessaire de rester sur le qui-vif dans une maison désinvestie par peur de devoir la quitter précipitamment. La confrontation graduelle à ma phobie inconsciente de me voir perturber dans la sérénité de mon foyer permit de me dégager des traumas passés. La clé de la réussite, c’est savoir penser que l’on a un inconscient et lorsqu’il est traumatisé, il faut le traiter avec les mêmes égards qu’une personne phobique !

- J’ai l’impression que cette chute de votre chaise a été une révélation ! Je ne vous ai jamais ressentie aussi impliquée dans ce que vous disiez !

- Oui, c’est vrai, mais ce n’est pas seulement cet épisode, où plutôt c’est cette mésaventure qui m’a amenée, du fond de mon lit d’hôpital, à réfléchir à tous ces expressions inconscientes qui ont parcouru mon histoire dès que je changeai de direction ! J’étais fasciné de découvrir, à chaque regain d’énergie pour cheminer dans mon sentiment de liberté, des résistances qui venaient se mettre sur mon passage. Je vous ai parlé de mes angoisses, de ma fille, de mon bazar, mais j’ai également retrouvé de nombreuses autres anecdotes tout aussi parlantes. J’étais captivé, dans cette enquête, car pas une dimension de mon vécu n’échappait à cette règle de rébellion intérieure dès que j’empruntais de nouvelles directives.

- Vous voulez dire dès que vous commenciez à vous sécuriser et à adopter des comportements moins phobiques ?

- oui, toute ma vie, depuis mon enfance, a été placée sous la contrainte des repères chaotiques : deux-grands pères et un cousin s’étant suicidés, des parents rejetants et inaccessibles, un ex-mari violent complètement marqué par la guerre d’Algérie. D’ailleurs, vous savez, il avait le même âge que mon père. Comme lui, il a vécu le conflit civil de ce pays. Mon mari actuel, algérien, a été également policier à Alger avant d’immigrer en France. La peur d’être assassiné comme ses collègues l’a fait fuir. Aujourd’hui encore, il est très difficile d’aller voir sa famille tant il craint les représailles.

- Jusque que dans le choix de vos objets d’amour, votre inconscient est intervenu. Il a trouvé des personnes qui confortaient vos représentations du monde !

- J’ai remarqué qu’il y a davantage de tension dans mon couple depuis que j’ose un peu plus affronter mes problèmes ! Je vois toutes les fragilités de mon conjoint maintenant que je me sors de ces mêmes vulnérabilités ! Il m’agace, je n’ai de cesse de lui signifier qu’il s’y prend mal avec sa fille. Elle le provoque, il contient, contient jusqu’à exploser de façon disproportionnée ! Pourtant, je lui dis ce que j’ai pu découvrir ici : « pose des actes, ton éternelle litanie de mécontentement sans punition ne sert à rien ». C’est fou, je ne supporte plus son comportement alors qu’auparavant je le vivais très bien…….Sans doute parce que j’avais le même problème que lui.

- Oui, vous ne camouflez plus sa problématique dans le partage d’un manque commun. Avez-vous relevé des résistances inconscientes de sa part afin que vous repreniez votre ancienne dynamique ?

- Il est vrai que je le trouve, en ce moment, particulièrement triste, bougon. Il n’a de goût à rien. La construction de son garage lui tenait à cœur, mais il ne parvient pas à s’y mettre. Le matin, j’évite de me mettre à table avec lui, il n’a pas d’entrain, il se plaint déjà de sa journée. C’est drôle, il a l’air satisfait de me voir plus confiante mais en même temps, il perd sa vivacité ! Je pense que tous ces changements lui font peur !

- il fait résistance ! 

- Je ne sais pas, mais en tous cas, c’est pénible. J’aimerai tant qu’il me soutienne davantage auprès de notre fille. Tous les matins, elle ne lui dit pas bonjour, elle le titille et lui il marmonne dans ses moustaches !

- votre mari a déjà dit qu’il avait peur du conflit !

- Oui, il a tellement vu d’horreur dans son pays ! Je pense qu’il est allergique à toute crise ! Je pense que c’est peut-être pour cela qu’il est sensible à nos disputes actuelles, il les vit très mal. D’ailleurs, il m’a dit la fois dernière « tu peux faire tout ce que tu veux, je ne m’énerverai pas ! ». C’est parlant non ?

- Son inconscient résiste au changement, mais son guide conscient et le vôtre vont l’aider à prendre le bon chemin progressivement. Ceux-ci vont le rassurer, dans les nouvelles expériences d’affirmation vécues, en lui montrant la valence structurante de la confrontation. Courage, car comme je vous le dis souvent, il y aura encore de nombreuses résistances inconscientes en vous et en lui sur ce parcours libérateur !

- Oui, je m’en rends compte. Et puis, il est pénible, dès que je sors, il s’inquiète, il craint que je fasse à nouveau une chute. Cet accident l’a déstabilisé !

- vous voyez la manière dont cet aléa a alimenté votre problématique d’évitement, mais également la sienne ! Double résistance, il est tenace votre inconscient !

- Oh, je ris, car je me souviens du temps où j’accompagnais Léa à l’école. À cette période-là, je n’étais pas aussi détendu qu’aujourd’hui. De la maternelle jusqu’en primaire, ce fut un calvaire. Je ne pouvais me décoller de la grille d’entrée. Chaque séparation était un déchirement, un désarroi ! Je restais là pendant de longs temps à tenter d’apercevoir ma fille par la fenêtre de sa classe. Il y eut plusieurs épisodes terribles avec les maîtresses tellement je ne parvenais pas à me raisonner. J’en ai encore des hauts le cœur et des bouffées de chaleur quand je vous en parle. Figurez-vous que sur le chemin de l’école, lorsque je m’y rendais à pied, il m’arrivait toujours quelque chose ! Je me suis fait des entorses, je me suis pris un poteau pourtant bien familier, j’ai glissé et je suis tombée à cause de la neige ! Vous m’étonnez que mon mari ait peur !

- Et lorsque vous venez me voir, vous venez à pied ?

- Aujourd’hui, c’est la première fois que je viens avec mes gambettes ! Depuis deux ans que l’on se voit, c’est la première fois que je viens à pied !

- Vous défiez de plus en plus vos peurs, c’est bon signe et votre inconscient vous a-t-il joué un mauvais tour sur le chemin ?

- Non, j’ai respiré l’air pur, cela m’a fait grand bien

- C’est encore meilleur signe ! 

- Oui, allez dire cela à mon mari ! Si je l’écoutais, je resterais enfermée chez moi. Depuis quelque temps, j’ai envie de reprendre un travail à temps complet. Mon époux n’est pas d’accord, il évoque le non-intérêt financier de ce projet. Je sens pourtant qu’il est davantage soucieux de me savoir autant à l’extérieur. Il m’invite à ne pas tomber dans le piège d’une implication, à nouveau, trop dangereuse. Au tout début de notre mariage, je prenais en charge, chez moi, en tante que famille d’accueil, des adolescents en difficulté. Je me suis retrouvée, de nombreuses fois, dans des situations éprouvantes. J’ai dû arrêter ce boulot car un des enfants me volait, devenait violent. Je n’ai pas su gérer, j’ai développé de grosses angoisses et mon corps n’a pas suivi. 

- Jusque dans le choix de votre travail, votre inconscient s’est exprimé ! Il a remis en place un cadre insécurisant tant connu ! Et oui, tant que vous n’étiez pas dégagé des traumas, la compulsion à la répétition prenait le devant de la scène. 

- Toutefois, j’ai réussi à me raisonner. J’ai eu la force de sortir de cette situation chaotique. J’avoue que cela a été difficile. J’ai beaucoup pensé à Marc, le garçon dont je m’occupais, à ce qu’il vivait. Je me suis sentie défaillante. J’avais l’impression de l’abandonner, mais j’ai dû prendre cette décision pour protéger ma famille !

- Comme vous aviez déjà dû le faire lors de votre séparation à votre ex ! Excepté la douleur de votre corps pour s’opposer à cette décision professionnelle, y a-t-il eu d’autres résistances à ce changement ?

- Comme je vous ai dit, pendant de nombreux mois, j’ai somatisé et je pense avoir vécu une période dépressive. Il faut dire que je me suis isolée ensuite, car je ne supportais plus le chant du coq d’à côté. Vous vous rappelez, je vous en avais parlé au tout début de la thérapie ! Cela fait plusieurs années, que les relations étaient houleuses avec mes voisins. Ce sont des vieux insupportables, ils s’ennuient alors ils nous épient, ils se plaignent à la mairie pour qu’on coupe nos arbres, pour mieux nous observer ! Ils sont connus dans le quartier pour être de vrais paranos ! Bref, leur coq, j’aurais voulu l’égorger. Le matin, je ne parvenais pas à ouvrir mes fenêtres tant je redoutais de l’entendre. Ma famille n’y prêtait pas attention et n’était pas importunée par ce maudit poulet. Je commençais toutefois à imprégner Léa de mes angoisses, car elle devenait sensible à son cri.

- Finalement, cette obsession vous a maintenu dans l’insécurité à un moment où votre décision d’arrêt de travail aurait dû permettre de retrouver une stabilité ! 

- Je n’y avais jamais pensé, mais cela se tient, car il est vrai que pendant longtemps cela a été l’enfer à la maison à cause de cette bestiole ?

- Et comment avez-vous fait pour sortir de ce cauchemar ?

- C’est à cette période que j’ai commencé à être suivie par un psychiatre. Il m’a prescrit un traitement anxiolytique. Cela m’a soulagé, mais je pense que les sorties extérieures plus fréquentes, grâce à mon nouveau travail, ont été la clé de tout. C’est là que j’ai été embauchée en tant qu’aide à domicile. J’ai prêté de moins en moins attention au chant du coq, car j’étais plus ouverte sur l’extérieur. 

- Votre guide conscient a réussi à rassurer votre inconscient phobique dans une exposition relationnelle progressive !

- Peut-être, mais cela a été laborieux, il a fallu que je dépasse mon envie de tout lâcher tant les premiers temps de mon exercice ont été pénible. J’étais irritable, tendue, j’avais mal au dos et j’avais peur de tout, mais l’idée de rester à la maison était pire que tout. Ce coq, m’aurait fait devenir folle !

-  Quel paradoxe ! Le symptôme, fruit de l’inconscient, est à la fois résistance, mais moteur au changement. Il devient tellement contraignant qu’il oblige à réagir !

- Maintenant que nous abordons ce sujet si passionnant, il y a quelque chose qu’il faut que je vous avoue, car je pense que ce n’est pas sans résonance avec ce dont nous parlons. Cela fait six jours que je ne prends plus mes antidépresseurs, je les ai arrêtés du jour au lendemain, car j’ai oublié de renouveler mon ordonnance. Je m’aperçois que ce n’est pas un hasard même si je voudrais banaliser. Ce sevrage brutal me donne des contractures et une irritabilité assez importante. Les douleurs de la chute sont prégnantes actuellement, certainement intensifiées par cet arrêt. Hier, j’ai même dit à mon mari que « Si c’était pour souffrir physiquement autant, je préférais mourir ! ».  Je m’aperçois que j’ai dit cela alors que cela fait plusieurs mois que je me sens mieux moralement. Je profite davantage de la vie, je pense à moi, je suis plus confiante. Je réalise aujourd’hui, après notre échange, que le chemin n’est pas totalement terminé.

- Votre inconscient vous fait savoir qu’il n’est pas encore totalement rassuré. Le traitement de sa phobie n’est pas complètement réglé. Il faut juste rester vigilant à ce que votre conscient reste un bon pédagogue respectant le rythme et les conditions nécessaires à votre inconscient pour apprendre autre chose que l’insécurité. 

- Oui, et il a l’air de ne pas être si loin de l’arrivée. Je suis sûre que ma meilleure prise en compte de sa présence facilitera le reste du chemin !

- Oui, je n’en doute pas et faites-moi le plaisir de reprendre votre traitement « petit inconscient rebelle » !

- Merci à vous « mon cher conscient » !


Madame A est aujourd’hui totalement désengagé de sa problématique d’insécurité. Ses deux aînées sont d’ailleurs devenues pompiers ! La consultante a dû s’affirmer auprès d’elles, car les deux grandes, depuis très longtemps, déversaient sur leur mère une colère déplacée. Elles déniaient l’impact des traumas vécus avec leur père. Depuis la séparation des parents, les filles n’avaient jamais revu celui-ci. Face à cette absence de lien, la souffrance avait été projetée sur cette mère sécurisante acceptant de recevoir les coups. Madame A, en ne portant plus la problématique de ses aînées, permit à celles-ci de s’y confronter pour les élaborer. Bien sûr les résistances s’exprimèrent ! La plus grande eut un accident de vélo. L’autre présenta des problèmes dermatologiques handicapants afin de persuader la maman de reprendre son rôle de « bouc émissaire ». Madame A ne céda pas à ses peurs. Elle eut raison. Les deux filles entreprirent, suite à cette réorganisation relationnelle, un travail thérapeutique chacune de leur côté. De même, leur métier sembla avoir été leur solution créative afin de trouver un étayage paternel symbolique. Elles s’engagèrent dans des relations amoureuses solides là où auparavant elles collectionnaient les aventures. Leur mère leur donna, ainsi, un modèle de progression en tant que guide conscient. Elle les obligea, en ne tamponnant plus leur problématique traumatique, à la dénouer. Madame A entraîna également son époux sur les chemins de la différenciation. Celui-ci retourna voir ses parents à Alger malgré ses peurs envahissantes. La consultante déploya beaucoup d’énergie afin de l’aider à obtenir son visa. Elle passa des heures avec sa belle- famille, au téléphone ou sur internet, et les mobilisa dans ce projet de retrouvailles. Sa cadette fit, à cette occasion, connaissance concrète avec la branche paternelle. Elle passa désormais les vacances d’été là-bas. Vous ne serez pas étonné de prendre connaissance d’une sciatique rebelle qui décontenança Monsieur A la semaine juste avant son départ pour Alger ! 

Cependant, l’inconscient de Monsieur A ne connaissait pas bien la ténacité de son épouse dans le désir de mener sa petite famille sur les chemins de la différenciation ! Comme elle l’avait si bien dit lors de notre séance, elle s’exclama : « Pensez-vous, il l’a pris son avion. Je lui ai donné une canne, je lui mis ses antalgiques dans son bagage. Je lui ai fait un gros bisou et je n’ai pas décollé mes yeux de la vitre de l’aéroport afin de m’assurer qu’il prenne bien son vol ! Mais rassurez-vous, je savais que c’était le bon rythme ! Il est revenu avec un grand sourire de son voyage et sans gros symptôme ! ».

Cet extrait thérapeutique place la nature du dialogue conscient/inconscient au cœur d’une intervention opérante. La personnification de ces deux instances permet une approche explicite de la manière dont leur mise en lien est essentielle. Le décodage de la nature de leurs interactions donne sens à ce qui surgit : des pseudos hasards aux symptômes les plus contraignants, des fausses réussites aux dénouements les plus heureux. La mise en scène de ces deux protagonistes internes éclaire sur des jeux psychiques invisibles. Ceux-ci sont rendus compréhensibles par leur approche métaphorique et humanisée. Le thérapeute veille ainsi à conter, avec ce médiateur narratif, une histoire accessible et pleine de sens structurant !