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samedi 9 mars 2019

Un système du Mal polarisé s'autodétruisant dans les codes déséquilibrés d'amour artificiel et egocentré


Capsule vidéo youtube du 9 Mars 2019

Dans le système unifié du mal, le pôle yin sadique duperait son pôle yang masochiste. Le sous-système actif serait, en effet, obligé de retourner son agressivité sur sa base sécurisante passive. Le libre-arbitre et le partage ne pourraient pas exister dans les systèmes fusionnés et non polarisés.

Ainsi, la polarité yin du « bas astral » et du monde des anges déchus demanderaient l’amour inconditionnel à sa polarité yang de l’humanité égotique. Ceux-ci demanderaient alors, à leur tour, l’amour inconditionnel aux hommes de cœur polarisés. Cette chaîne interactive serait nécessaire pour nourrir leurs intérêts personnels ainsi que l’intérêt de ceux qu’ils perçoivent naïvement comme angélique dans leurs canalisations !

samedi 22 juillet 2017

Un dialogue interne libérateur entre l'enfant intérieur et le Soi supérieur




Capsule Vidéo Youtube ajoutée le 22 Juillet 2017


Nos conflits internes émergent d'un manque de dialogue entre l'adulte en devenir, que nous sommes, et notre enfant intérieur. Sortir de nos problématiques, c'est réengager les échanges entre ces deux protagonistes et les réconcilier. La partie mature de l'homme aspire à guider sa partie blessée et immature du passé vers des chemins d'authenticité et de guérison.

Ainsi, « l'adulte pédagogue » constitue ce référent ferme et aimant capable de contenir les peurs traumatiques de son « enfant intérieur ». Le petit être est perturbateur mais il est bienveillant dans ses intentions. Il mobilise des défenses surprotectrices en réaction à des situations insécurisantes non élaborées du passé.

L'adulte en devenir doit alors être cet enseignant patient et à l'écoute de son enfant intérieur apeuré. Il doit certes le confronter à ses peurs disproportionnées mais il doit respecter son rythme d'avancement.
Ainsi, un dialogue constructif peut s’engager entre cet adulte pédagogue et cet enfant phobique, un dialogue entre « le Soi supérieur » et « l'Ego ».

 Le Soi supérieur doit aider à désactiver les réactions excessives défensives de l’Ego. Pour cela, il doit mettre en relief la manière dont son « petit personnage » reste ancré dans des défenses traumatiques alors qu’il n’y a plus de danger. Dans une analyse relationnelle exhaustive, il est question de pointer la manière dont l’enfant intérieur rejoue les dynamiques défensives adaptées du passé mais qui ne sont plus adéquates à l’heure actuelle.

Il est important alors de gratifier et de remercier cet « enfant émotionnel » qui a su protéger le sujet autrefois. Toutefois, « l’adulte en devenir » doit reprendre les rennes et affirmer que c’est à lui maintenant de guider et de protéger l'enfant. En effet, si l’enfant intérieur a su mobiliser les bonnes défenses durant les traumas, l’adulte en devenir doit démontrer, aujourd’hui, que ces dynamiques de protection ne sont plus pertinentes.

La situation actuelle n’est plus insécurisante. Elle nécessite donc un rétablissement de codes nouveaux et des expériences correctrices. L’adulte en devenir se présente alors comme ce pédagogue soulignant les réactions excessives de son élève et  il lui indique leurs origines primaires. Il rassure l’enfant intérieur en mettant en relief la manière dont les contraintes actuelles vécues (symptômes, accidents, événements négatifs) détiennent la clé de la guérison.

Dans une analyse systémique mentalisée et appliquée, il donne des repères concrets afin de calmer les craintes réveillées du passé. L’enfant phobique a, en effet, besoin de matériel tangible pour lâcher-prise et écouter son être profond. Les observations systémiques donnent cette logique relationnelle démontrant la manière dont le symptôme est le langage aidant de l’inconscient et de l’âme.
Par conséquent, l’enfant intérieur reçoit un enseignement intellectualisé des grands principes thérapeutiques de ses souffrances et de ses contraintes. L’adulte pédagogue fait du "Mental" un allié car il l’utilise pour rassurer les peurs égotiques de l’enfant. Quoi de plus pertinent que l’outil de la 3 D pour contenir les peurs illusoires de la 3 D ?

Ainsi, cette mise en scène allégorique des échanges entre l’enfant intérieur apeuré (Ego) et l’adulte pédagogue (Soi supérieur) est une clé dans la libération de l’être authentique.

Au travers de quelques situations cliniques abordées dans cette vidéo et d’un article rédigé sur mon blog « dialogue interne » http://adeline-gardinier.blogspot.fr/, il est mis en relief la manière dont ce dialogue interne opère.

Il est important de considérer la présence de cet enfant intérieur. Il vit et agit dans tout adulte en devenir. La mise en relation de ces deux protagonistes internes permet une reconnaissance et une libération des blessures affectives. L’enfant apeuré est entendu dans ses traumas et l’adulte pédagogue peut lui indiquer le chemin d’exposition à ses phobies pour s’en dégager.
Dans un discours rationnel et systémique, l’adulte offre un outil mental « rassurant » à son élève pour lui donner la force de se confronter à son problème. Il démontre la manière dont le symptôme est un « ami » proposant le cadre fonctionnel à la libération des souffrances. Une sciatique peut alors dégager d’une peur de ralentir le tempo, une phobie aide à sortir de relations trop impliquées, un délire dénonce une position sacrificielle dont il est difficile de s’extraire….

L’enfant apeuré peut réaliser que le rejet actif de ses troubles alimente la problématique. Il doit arrêter de résister à la solution pour se libérer. Il doit accepter ses émotions et ses somatisations  pour les désagréger.

Ainsi, je vous invite dans une magnifique exploration des jeux symptomatiques et accidentels de la 3 D révélant le langage de l’inconscient et de l’âme. L’adulte pédagogue (le Soi supérieur) propose à son enfant intérieur apeuré (l’Ego) le décryptage de ce « rébus divin » afin de le guérir. L’élève peut alors, à nouveau, s’amuser et lâcher-prise. L’adulte en devenir peut, lui, reprendre son chemin d’évolution car il n’est plus parasité par le bruit et les peurs débordantes de son enfant intérieur. La réconciliation libératrice et bienfaitrice peut avoir lieu ……..





dimanche 14 août 2016

Des voix intérieures et duelles ( Partie 2)

Un dialogue chaleureux entre le Soi et l’Ego pour retrouver l’Unité harmonieuse


Dans cet article, je souhaiterais m’attarder sur un matériel particulier. Il s’agit de ces petites « voix égotiques » troublant les perceptions du sujet névrotique ou schizophrénique. Elles envahissent les pensées du souffrant sous forme de ruminations ou d’hallucinations. Leur manifestation symptomatique permet de mettre en relief les raisonnements limitants et faussés du sujet.

L’inconscient dénonce, dans un contenu idéïque obsédant, la source du problème. La pensée envahissante livre les directives d’une psyché excessive essayant de se libérer d’un Ego opprimant. Elle offre sur un plateau la matrice de conditionnements illusoires dans laquelle s’est laissé enfermer le consultant.

Afin d’aider le sujet à repérer et à maîtriser cet Ego apeuré, j’ai développé au fil de ma pratique un exercice allégorique simple. Le sujet doit entamer un dialogue interne entre cette partie égotique paralysante et une partie plus « inspirée » de son être.

Il est question de personnaliser ce Mental aliénant sous la forme d’un « petit enfant apeuré ». Même si je le nomme « le petit diablotin », l’objectif est de le présenter, avec beaucoup de bienveillance, comme celui qui est « mauvais conseiller » en raison  de traumas non digérés.

Le souffrant doit donc répondre consciemment à ce « personnage perturbateur » de manière modérée et tolérante. Il est invité à s’identifier à un pédagogue respectueux des phobies de son élève. Bien sûr, quelques fois les ruminations névrotiques ou les voix psychotiques peuvent être très virulentes ou effrayantes. Toutefois, le contenu agressif est rapidement élaboré dans ce qu’il dénonce de peurs inconscientes.

L’accueil compréhensif de ce discours symptomatique négatif est important. L’instructeur ne doit pas rejeter ou juger « l’initié » fébrile. Il doit au contraire le rassurer et le conduire sur des chemins d’avancement rassurant. De plus, le symptôme est un allié. Il focalise sur le nœud du problème. Il indique l’endroit à travailler. Il doit donc être considéré avec beaucoup de gratitude et de délicatesse.
Rejeter les voix internes négatives ne peut donc que les alimenter. Comprendre leur intention positive sous-jacente et leur besoin de démantèlement progressif est la clé de l’avancement. D'ailleurs, ne dit-on pas qu’il faut se laisser traverser et non pas lutter contre ses peurs ?

Le consultant doit donc apprendre à écouter ses dissociations, ses hallucinations et ses ruminations avec beaucoup de sagesse. Leur contenu est précieux car il révèle l’histoire chaotique d’où le Mental a tiré tant de forces d’expression. L’Ego apeuré raconte ainsi les insécurités auxquelles le sujet a dû faire face autrefois. Il tente de préserver l’individu exagérément en l’obligeant à se conformer à d’anciennes règles désadaptées de ses systèmes. L’Ego apeuré répond à un rôle collectif enfermant loin d’une authenticité d’être. Lorsque les propos délirants ou parasitants submergent les pensées du sujet, ils apparaissent comme une explosion narcissique d’un sujet piégé dans un rôle Moïque.

Il s’agit donc, dans un premier temps, de décoder la valence protectrice des pensées égotiques. Il faut ensuite  ôter à celles-ci leur intensité d’action en relativisant le danger vécu. La peur et le doute, en effet, réveillent des défenses individuelles fragilisantes. L’Ego apeuré s’exprime alors dans toute son ampleur pour isoler un sujet aux prises avec des souvenirs relationnels traumatiques. L’Ego traumatisé aborde alors certaines thématiques sensibles du passé et « crée » une coupure entre l’homme et sa connexion divine. Il le replace dans des situations in sécurisantes afin de lui renvoyer une image de lui-même peu valorisante. Le sujet est alors coupé de ses réelles capacités et de son essence supérieure.
L’Ego apeuré est ce personnage illusoire que le sujet croit être. Il se pense séparé, mortel, faillible et dans l’obligation de se protéger d’un monde pseudo-dualisé. Plus le sujet s’éloigne de la connaissance de sa nature parfaite, plus l’Ego apeuré redouble douloureusement ses consignes erronées ! En effet la souffrance, découlant de l’inauthenticité d’être, entretient la peur, elle-même, génératrice d’un discours egotique déstructurant.

Le Mental dysfonctionnel se perd dans la dualité du bien et du mal et il entretient, de ce fait, le sujet dans des  fausses croyances. Il lui demande de se protéger de douleurs qui n’existent pas. Les voix internes sont le fruit d’un mirage non décodé comme tel. Le sujet n’est pas celui que ses systèmes d’appartenance a formaté dans un rôle, une identité et des conditionnements bien précis. Il s’est confondu avec ces présentations diverses de lui-même construites sur de multiples expériences de vie. L’Ego apeuré renvoie constamment au souffrant une image de lui-même où il serait un être limité et fragilisé par des traumas vécus. Il l’enferme dans un personnage dramatique. L’Ego traumatisé est l’intrus pointant, par sa présence, l’ignorance de l’homme sur sa condition divine.

L’appréhension du symptôme dans sa non-dualité permet un travail de dédramatisation. Elle désengage des peurs et des résonances de traumas en donnant accès à la vérité du Tout, de l’harmonie, de l’immortalité et de l’Amour.

L’Ego apeuré protège excessivement un être qui se croit limité. La découverte de l’essence supérieure de l’homme, au travers de ses troubles, permet à celui-ci de se détacher d’un « avoir » pour « être » tout simplement. Il n’a plus besoin de contrôler un extérieur dont il se sent dépendant et qui lui fait peur. Il découvre que le bonheur et la paix sont internes.

Dans un dialogue chaleureux, le sujet est invité à parler à son Ego. Lorsque celui-ci l’importune, sous la forme d’hallucinations ou de ruminations, le Soi authentique doit accueillir favorablement le message tout en osant questionner sa validité. Il est important d’être en empathie avec les peurs, la colère et toute autre émotion perturbante traversant le discours interne. Cette intrusion de pensées est, dans son intention, bienveillante. Elle souhaite alerter sur des dangers qu’elle pense réelle. Lorsque la voix apparaît moraliste, agressive, hautaine, insensible, elle s’efforce de persuader son interlocuteur d’emprunter des repères qui lui semblent adaptés à la situation. Or, la situation est mal évaluée car elle est abordée sous l’angle de la dualité.

L’Ego traumatisé oblige le sujet à porter attention à de fausses fragilités que la perception dualiste a fait naître. Il induit un mouvement de surprotection réactionnel à un trauma « imaginaire ». En effet, dans un monde non-dualiste, la blessure éprouvante disparaît car le mal n’existe plus. Le sujet comprend que « tout dysfonctionnement » de l’autre et de lui-même proviennent de l’oubli de l’heureuse réalité : la perfection des êtres. Ainsi, lorsque l’individu agresse, c’est qu’il a porté en amont un stress et un mythe groupal lourd. Sa loyauté excessive le conduit à la destruction. Son grand amour le conduit à la haine. La boucle est bouclée pour mettre encore en relief la fausse dualité !

La douleur et les traumatismes sont donc la résultante de l’ignorance de l’homme sur sa belle nature. En séance, il n’est pas besoin de recourir à l’emdr pour aider le consultant à sortir de ses peurs incontrôlées. Lorsque la victime analyse de manière élaborée l’histoire douloureuse et sacrificielle de son agresseur, lorsque le souffrant découvre le don généreux exprimé au travers de ses symptômes, il ne peut plus nier le cœur aimant de toute souffrance. Si chacun avait accès à son essence divine, il n’y aurait plus de peurs et de pulsions destructrices sur cette terre. Comment se maintenir dans le mal-être lorsque l’illusion du mal et du limité s’effacent ? Comment trembler lorsque les clés du bien-être apparaissent désormais dans un univers perçu dans sa multi-dimension et sa complétude ?

L’Ego est ce personnage/corps avec lequel le Soi pédagogue doit échanger afin de mettre en lumière cette heureuse et parfaite réalité.

Ainsi, une jeune femme, identifiée à un rôle antérieur de femme trompée, devra raisonner la petite voix égotique lorsque celle-ci lui commandera  de se méfier fortement de son nouvel ami.
Un homme, resté ancré dans sa place d’enfant violenté, devra redoubler d’efforts pour maîtriser ses voix internes lorsque celles-ci lui diront que sa femme est toxique.

L’Ego apeuré est cette partie de l’être qui se croit faible. Il est fortement affecté par les rôles dans lesquels il s’est laissé enfermer durant son existence. La famille, la société, l’individu lui-même ont établi certains codes identitaires sur lesquels l’Ego s’étaye. Cependant, ces témoins existentiels ont oublié qu’ils ne s’agissaient que de fonctions interchangeables. L’homme est interconnecté à l’ensemble des éléments du cosmos. En cela, il est Tout et non pas une partie séparée. Il est omnipotent. Cette vérité doit être démontrée à « l’enfant intérieur affolé » s’exprimant chez chaque consultant. Cet Ego alors sera capable de s’apaiser au fil de cet enseignement non-dualiste. Il pourra alors laisser le Soi authentique du sujet exprimer toute sa liberté, sa sérénité et son amour. Il se retirera, bienheureux de céder sa place, à un univers baignant dans l’unité, l'éternel et la joie du Tout !

La suite (troisième partie) la semaine prochaine...